Méditation du Coeur

Cycle de 8 Méditations de Choeur/Coeur à Torcy

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Namasté,

Thierry huynh

Solstice d’hiver : intériorité & retour à la lumière

Le solstice d’hiver est le moment précis de l’année où le jour est le plus court et la nuit la plus longue. A partir du solstice d’hiver, les jours commencent à rallonger, marquant ainsi le triomphe symbolique de la lumière sur les ténèbres…

Depuis des millénaires, les solstices et les équinoxes sont célébrés aux 4 coins du monde. Le solstice d’hiver a ainsi été marqué par de nombreuses fêtes païennes [comme les saturnales romaines] en l’honneur du «soleil invaincu» [sol invictus] afin de célébrer le «retour de la lumière». Ces célébrations païennes, comme de nombreuses autres festivités, ont ensuite été assimilées par les religions, comme le christianisme avec la «Fête de Noël». Le mot «Noël» semble d’ailleurs venir du germanique «Neue helle» qui signifie «Nouvelle clarté» [notons que ce n’est qu’en 354 que le pape Liberus décida que Noël serait le jour de la naissance de Jésus et devait être fêté le 25 décembre…].

Le solstice d’hiver est aussi l’époque de la floraison du gui [viscum album], alors que les dernières feuilles tombent et que toute la nature semble se revêtir d’un manteau de mort. Le gui, prolongement végétal de la symbolique hivernale, exprime ainsi la survie de l’âme, la continuité de la vie après la mort apparente de la nature qui suit la chute des feuilles. Tout comme le solstice d’hiver, c’est un symbole du retour à la lumière solaire originelle.

Respiration annuelle de la terre

Des traditions mystiques ancestrales aux découvertes récentes de la physique quantique, on sait que le vivant est l’expression d’une multitude d’énergies en mouvement. Ces énergies, en perpétuelle transformation, expriment des rythmes se caractérisant par l’alternance de contractions et d’expansions. On retrouve ces différentes phases du macrocosme au microcosme et la respiration humaine en est un bel exemple, avec ses deux temps d’expiration et d’inspiration et ses deux pauses.
La terre répond également à ce processus : sa respiration annuelle définit un cycle de vie jalonné par 4 saisons résultant de sa rotation autour du soleil. Quatre noeuds de force déclenchant des variations d’énergie, aux deux solstices et aux deux équinoxes. Ils sont célébrés par quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de Saint-Jean et celle de Saint-Michel.
Au moment du solstice d’hiver, qui se déroule autour du 21 décembre [il y a de légères variations d’année en année], la terre est au maximum de son inspiration et elle retient son souffle avant d’entamer une nouvelle expiration au printemps suivant. Elle a aspiré en elle les «forces solaires de l’été» qui se sont également concentrées au creux de chaque graine et semence. Ainsi, en écho à cette retenue du souffle hivernale, l’être humain est invité à couver, à materner durant tout l’hiver, les semences solaires encore fragiles qui ont été enfouies au coeur de son intériorité.

Fertiliser notre «terre intérieure»

Tout comme la graine puise son énergie au centre d’elle-même, c’est au plus profond de notre être que nous trouverons la force et la lumière nécessaires pour que nos qualités potentielles puissent germer et s’épanouir en nous. Les influences cosmiques particulières au moment du solstice d’hiver et durant la période hivernale nous incitent donc à nous intérioriser afin que notre «terre intérieure» devienne réceptive aux énergies solaires «fertilisatrices» présentes au plus profond de notre être. C’est aussi une invitation à abandonner ce qui fait obstacle à la lumière en nous, ainsi que l’attachement et l’identification aux objets du monde phénoménal [le corps, les émotions, les pensées sont aussi des «objets»] et qui nous empêchent de nous éveiller à notre nature véritable.

40 jours après le solstice d’hiver : Imbolc

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui est célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. Elle vient après Yule.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver.

Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l’hiver.

Elle a aussi le sens de « lactation » ou « lait des brebis ». La date d’Imbolc correspond d’ailleurs à la période de l’agnelage, et donc au moment où les brebis commencent à allaiter leurs petits.

Equinoxe de printemps

L’équinoxe de Printemps autour du 21 mars est un symbole de renaissance à la vie, de vitalité, de joie et de bonheur. Le jour est de même durée que la nuit. C’est une porte qui s’ouvre et nous sommes invités à la franchir et à accueillir l’énergie nouvelle qui se présente. Nous sommes incités à sortir de la Nuit en sortant des maisons, à redevenir actifs.

L’Enfant Intérieur a grandi; il est maintenant prêt a lâcher la main de la Mère et a s’autonomiser… la Mère doit laisser son enfant partir avec confiance sur les chemins de l’avenir et explorer le vaste monde. Le temps est aussi venu pour lui de semer les graines de sa future vie. C’est aussi une phase d’apprentissage et de découverte.

L’équinoxe de printemps est le temps des semailles, où les nouveaux projets sont en cours; période à aborder avec confiance et inspiration. Cette période est symbolisée par la lumière du jour naissant à l’Est. L’équinoxe de printemps est associé à l’adolescence, à la période de 7 à 14 ans. Le maître mot de cette fête est “réceptivité”.